Chaque jour ce sont des dizaines de mineur.e.s isolé.e.s qui sont remis à la rue par le département de Paris.

Comme Ousmane, des dizaines de mineur.e.s isolé.e.s étranger.e.s sont remi.se.s à la rue par la Croix Rouge, chargée par le département de Paris d’effectuer les évaluations de minorité. Chaque jour, nos équipes rencontrent ces jeunes à leur sortie du dispositif d’évaluation des mineur.e.s isolé.e.s étranger.e.s (DEMIE). Depuis août 2020, ce sont plus de 800 jeunes à qui nous sommes venu.e.s en aide.
Parmi les jeunes qui décident d’effectuer un recours contre la décision de la Croix Rouge, c’est presque 60% d’entre elles/eux qui sont finalement reconnu.e.s mineur.e.s par la/le juge des enfants. Le temps que prend le recours varie entre 5 à 15 mois. Une période synonyme d’errance et de misère, à la rue.
Le département refuse ainsi de prendre en charge des adolescent.e.s en grande détresse : déjà en difficulté pour subvenir à leurs besoins primaires (se nourrir, se vêtir, se laver, dormir), la majorité de ces jeunes n’a ni accès à l’école, ni à un suivi social, pourtant nécessaires à leur épanouissement et à leur inclusion dans la société.
En respect du principe de présomption de minorité, nous avons demandé hier à la mairie de Paris et à l’État de mettre à l’abri immédiatement et de manière pérenne tou.te.s les mineur.e.s non accompagné.e.s en recours, actuellement abandonné.e.s dans nos rues. Ne pas agir en ce sens est un choix politique.
Ces jeunes sont actuellement les victimes d’une politique anti-immigration qui va à l’encontre du respect de leurs droits et des conventions internationales signées dans ce sens. Tant que les instances publiques ne prendront pas leurs responsabilités, nous serons contraint.e.s d’agir pour les rendre visibles.

Vidéo réalisée par

Retrouvez les photos de Antoine Bazin sur la situation des mineur.e.s isolé.e.s

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