Charte d’engagement des volontaires

Version : 11/11/20

  1. Qu’est-ce qu’un volontaire de l’association Maât ?
    C’est une personne qui s’engage pour la cause des Mineurs non accompagnés, dénuée de toute spiritualité et d’idéologie.Il/elle offre son temps et ses compétences au service des jeunes hébergés. Chaque volontaire peut trouver sa place au sein de MAAT :
    • Suivi logistique
    • Scolarisation
    • Présence au quotidien
    • Démarches administratives
    • Sortie, évènements,…
    • Développement
  1. Rejoindre Maât en tant que volontaire
    • Être en accord avec le projet de l’association

Maât met à l’abri une dizaine de mineurs réfugiés à Paris et en Île de France afin qu’ils puissent mener à bien leurs projets d’avenir en France, en leur proposant un lieu de vie dédié et un accompagnement dans leurs démarches juridiques, sanitaires, sociales, scolaires et culturelles

    • Partager les valeurs de l’association
      • Respect de chacun
      • Responsabilité et Implication
      • Confiance et Bienveillance
      • Equité
    • Rencontrer obligatoirement un ou deux fondateurs de l’association pour valider son engagement en tant que volontaire

 

  1. Accompagnement par les fondateurs
    • Bienveillance, écoute et encadrement par les fondateurs
    • Echanges réguliers avec les fondateurs
    • Formation assurée par une psychologue appartenant à l’écosystème de l’association avant toute intervention sur le terrain :
    • Développement de la connaissance de la prise en charge d’un mineur isolé réfugié
    • Travail sur soi, ses motivations et son engagement
    • Accompagnement de la pratique de chacun et de ce qu’elle implique
  1. Missions des volontaires
    • Assurer une présence régulière auprès des jeunes
      • Dans le lieu dédié selon le planning établi avec les fondateurs, au moins un soir par semaine
      • Au cours des sorties socio-culturelles
    • Suivi des procédures diverses engagées pour les jeunes (démarches scolaires, médicales, juridiques, etc.) et des dossiers
    • Assister aux réunions et rencontres obligatoires
    • Faire un point mensuel et individuel sur la situation des jeunes

5. Les incontournables

    • Savoir-être
      • Ne pas fumer dans le lieu de vie des jeunes réfugiés
      • Ne pas apporter, ni consommer d’alcool, de tabac ou de stupéfiants dans le lieu ou en sortie avec les jeunes
      • Respect des règles d’interactions avec les jeunes
        • Etablir une relation de confiance tout en gardant la bonne distance (pas d’interactions sur les réseaux sociaux).
        • Comportement responsable, pas d’engagement financier, respect de la loi, etc…
        • Ne pas fumer dans le lieu de vie des jeunes réfugiés
    • Ne pas apporter, ni consommer d’alcool, de tabac ou de stupéfiants dans le lieu ou en sortie avec les jeunes
    • Ne poser aucune question sur le passé des jeunes. Leur parcours migratoire ou leurs expériences dans leur pays d’origine sont particulièrement traumatisantes, et l’obtention de leur protection en France dépendra de leur capacité à les mettre en mots, nous ne voulons donc pas participer à “remuer le couteau dans la plaie”. De plus les volontaires ne sont pas formés pour écouter un tel récit. Nous voulons aider les jeunes à se concentrer sur leur présent et leur futur, sans toujours conditionner leur existence à ce qui leur est arrivé.
    • Montrer de la cohérence dans les décisions prises par l’équipe de volontaires, ne pas se contredire entre volontaires en face des jeunes
    • Participer à faire respecter les règles destinées aux jeunes énoncées plus haut, chacun doit être suffisamment ferme pour les respecter, car être plus laxiste mettrait en difficulté les autres volontaires qui se tiennent au respect de ces règles
    • Garder une distance professionnelle avec les jeunes. Ne pas les ajouter sur Facebook, ne pas devenir leur ami, adopter une attitude d’adulte responsable sur le lieu.
    • Garder à l’esprit qu’un risque de séduction est possible de la part des jeunes lorsque la différence d’âge n’est pas très grande : faire particulièrement attention aux signaux envoyés qui peuvent être mal interprétés. Garder une distance physique (serrer la main uniquement, rester dans l’espace commun), faire attention à l’habillement et à l’attitude, désamorcer les malentendus possibles par une attitude très claire de non-séduction.
    • Ne pas faire de favoritisme entre les jeunes, s’adresser à un groupe et pas à un seul jeune, se montrer disponible pour tous de façon égale.
    • Faire particulièrement attention au respect du secret professionnel concernant les informations des jeunes, ne pas les partager avec tout le groupe, ne pas parler d’un sujet sensible en face du groupe, ne pas discuter avec tous les bénévoles de chaque problématique d’un jeune….
    • Ne jamais “recadrer” un jeune devant le groupe, cela peut beaucoup le vexer. Le mettre à l’écart lorsqu’une mise au point est nécessaire.
    • Lorsqu’un jeune se confie soudain à vous à propos de son passé, et vous raconte les expériences traumatisantes qu’il a pu traverser, se montrer à l’écoute tout en essayant de détourner la conversation vers un sujet plus général et moins personnel. En effet, les volontaires n’ont pas les compétences d’un psychologue et ne peuvent pas s’y substituer, et le lieu n’est pas propice à de telles confidences au milieu du groupe. Il est préférable d’alerter les gestionnaires du lieu sur la nécessité de mettre en place un suivi psychologique par un professionnel.
    • Ne pas donner de conseils stratégiques aux jeunes sur leur situation juridique, tous ont accès à des permanences juridiques mises en œuvre par des juristes professionnels connaissant la réalité des situations juridiques (très changeantes au fil des mois), et les volontaires ne peuvent pas s’y substituer.
    • Encourager les jeunes à se rendre régulièrement aux structures pouvant les aider dans leurs démarches, faciliter leur autonomie.
    • Ne pas prendre les jeunes pour de petites choses fragiles ayant besoin d’un accompagnement pour chaque étape de leur quotidien ; les jeunes sont venus seuls de très loin, ont vécu à la rue, ont traversé beaucoup d’épreuves qui les ont obligés à grandir plus vite qu’un adolescent normal, et la suite de leur parcours (prise en charge ASE, hébergement ou autres démarches administratives) leur demandera de faire preuve de beaucoup d’autonomie ; leur parcours est loin d’être terminé…. Ils doivent pouvoir la conserver et donc ne surtout pas être toujours mis en position d’assisté en permanence.
    • Respect des règles d’interactions avec les jeunes
      • Établir une relation de confiance tout en gardant la bonne distance (pas d’interactions sur les réseaux sociaux).
      • Comportement responsable, pas d’engagement financier, respect de la loi, etc…
    • Respect de son engagement et de ses responsabilités au sein de l’association
      • Respect des décisions prises par les fondateurs
      • Présence aux réunions obligatoires

 

 

Tout manquement à ces engagements fera l’objet d’une discussion avec les fondateurs.